Après
Fantômas, Frankenstein ou bien encore James Bond, la collection « Bibliothèque rouge » des Moutons Électriques nous revient avec une biographie de Dracula. Le principe reste
inchangé : retracer la vie d’un personnage de fiction au travers de tous les textes qui lui ont été consacrés. On s’attend donc à trouver les grands classiques du genre comme Carmilla, Dracula et autres créatures irlandaises. L’intérêt bien sûr, est d’en découvrir d’autres qui donnent envie de se plonger dans des textes méconnus
sous nos tropiques, parfois parce qu’ils ne sont pas traduits. André-François Ruaud fait grand cas de Barbara Hambly (qui s’en étonnera ?) et des Confessions de Dracula de Fred Saberhagen. Pas de doute, on va aller y faire un tour. Moins convaincue par contre quand il nous emmène sur les traces de la
marquise de Brinvilliers et de La Voisin, célèbres empoisonneuses qui n’ont cependant que peu à voir avec les non-morts. On découvre avec bonheur par contre, quelques scientifiques certainement
un peu fous, tel Johann Joseph von Görres (1776-1848) qui expliqua scientifiquement le phénomène vampirique. Je regrette pour ma part l’absence d’une bibliographie qui reprendrait l’ensemble des
textes de fiction cités.
Cependant voici le vrai problème (je vais être cruelle mais tant pis) : ce livre se compose de deux principaux chapitres, le premier fort de 184 pages. Je l’ai lu scrupuleusement car les fictions vampiriques m’intéressent depuis longtemps, et j’ai compté, crayon en main, quatre-vingt une fautes d’orthographe, ou plus exactement de grammaire car il semblerait que le correcteur orthographique ait fait son boulot. C’est tout simplement catastrophique et ce n’est rien de dire que cela gêne la lecture. Alors que le livre lui-même est un très bel objet, qu’il est richement illustré et que les connaissances des auteurs sont à l’abri de tout soupçon, cette grammaire plus qu’aléatoire plombe leur travail au point de vous en déconseiller la lecture, si ce n’est l’achat car son prix est assez élevé. Pour moi, c’est absolument insupportable, à la limite de l’indécent. J’ai tout simplement l’impression que le manuscrit n’a pas été relu une seule fois, sinon, comment justifier : « …favorisé par le caractéristiques physiques des morts-vivants », « Mina et Seward prennent le métro vers Fenchurch Street puis se dirige vers l’asile », « est-ce que Van Helsing ria aux funérailles de son fils ? » ? Que dire de la méconnaissance totale des règles d’accord du participe passé, savonnette de la grammaire française il est vrai, mais un éditeur doit faire son travail jusqu’au bout…
Tout le monde fait des fautes, moi la première, mais au-delà d’un certain nombre, il y a non respect du lecteur.
Inutile de préciser que je n’ai pas lu le chapitre deux qui reprend chronologiquement les données historiques du chapitre un.
Non vraiment, Dracula mérite mieux.
Les nombreuses vies de Dracula, André-François Ruaud et Isabelle Ballester, Les Moutons Electriques (Bibliothèque rouge n°8), mai 2008, 254 pages, 23 €
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C'est en me promenant sur les blogs littéraires que j'ai déniché ce
Commençons
par dire que j'avais quelques a priori avant d'entamer la lecture de ce livre. Non pas à l'encontre de l'auteur puisque c'est son premier roman, mais plutôt envers l'éditeur... et allez,
je commence par ce dernier, le pire sera dit, ne restera que le livre...
La cité
sanglante c’est Los Angeles, aussi appelée Crimson City. La société y est séparée en trois strates : les vampires au sommet des buildings, les hommes sur le plancher des vaches et les
loups-garous dans les sous-sols. Tout ce monde-là a signé une trêve et cohabite tant bien que mal, plutôt bien jusqu’au jour ou un mech, sorte de robot mi homme, mi machine, tue les deux plus
importants dirigeants vampires. Leur demi-sœur, Fleur Dumont, jusque là écartée du pouvoir pour inconséquence, prend la tête du gouvernement. Avec l’aide de Dain Reston, officier supérieur du
renseignement, section Champ de Bataille, elle va chercher à savoir qui a commandité l’attentat. Mais voilà, la belle Fleur est ardente, très ardente, et le beau Dain, malgré une épouse jadis
tuée par les vampires, est plus que sensible aux charmes vampiriques. Ce qui nous vaut, chères lectrices, quelques scènes assez chaudes et ma foi plutôt bien réussies (j’en ai lu de bien plus
ridicules). Car ne nous voilons pas la face, ce roman fait partie de la collection « J’ai Lu pour Elle » et s’adresse donc aux lectrices fleurs bleues qu’un brin de fantastique ne
rebutent pas. C’est d’ailleurs une réédition d’un titre paru dans la collection « Amour et mystère » : tout un programme.

Après Dan Simmons et son Illium, c'est au tour du Britannique David Gemmell de revisiter la guerre de Troie. Ce premier tome est une (longue) mise en place
des personnages que nous connaissons tous mais vus sous un autre angle, plus quotidien qu'héroïque parfois, au sens où nous les côtoyons dans les replis de l'Histoire.

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