Samedi 4 juillet 2009

« Chef d’œuvre de la fantasy guerrière, à ranger aux côtés de La Compagnie noire de Glen Cook ou des Chroniques de Thomas L’Incrédule de Stephen R. Donaldson » nous dit la quatrième de couverture. Si ces dernières n’ont suscité en moi qu’ennui, La Compagnie noire fait partie des meilleures séries de fantasy guerrière qu’il m’ait été donné de lire. J’attaque donc cette série au nom étrange, crayon en main, car je n’ai pas envie de perdre le fil de cette histoire qui s’annonce touffue.

J’ai eu raison pour le crayon : c’est touffu… C’est même plus que ça car l’auteur ne nous donne pas de clés : il plonge son lecteur en plein chaos, sans qu’il connaisse les intentions de chacun, leurs liens réels. On avance au hasard, à coup de suppositions. A la fin du livre un (ce premier tome en compte sept), j’étais fière de moi : lu d’une traite, je tenais bien les personnages, l’histoire de ce pays se construisant doucement. Livre deux, nous voilà ailleurs, avec d’autres personnages qui n’ont rien à voir : je continue ma scrupuleuse lecture… Mais voilà, même les week-ends consacrés à la lecture ont une fin, et mon rythme ralentit… et je jette l’éponge livre cinq, après trois cents trente pages.

J’en suis la première déçue car ce premier tome est dense, riche de maintes potentialités tant en ce qui concerne les personnages que pour tout ce qui touche à l’histoire de Genabackis et Darujhistan. L’Empire des Malazéens, avec à sa tête l’Impératrice Laseen veut s’emparer de toutes les puissantes cités et pour cela n’économise ni ses soldats, ni ses magiciens. Il ne compte pas ses morts, seule la victoire l’intéresse, mais il s’est fait de nombreux ennemis qui pour avoir fui n’en fomentent pas moins leur retour et leur vengeance.

Le lecteur est en première ligne des combats, mais aussi derrière chaque personnage. Dommage qu’on ne comprenne pas toujours qui fait quoi et pour quelles raisons. Sans ces éléments de base, certains passages sont infiniment longs, surtout à Darujhistan où l’on se prépare à l’arrivée des troupes de l’Impératrice, où les guildes s’agitent et les assassins meurent assassinés… J’aime le bruit et la fureur de ce genre de roman, mais j’aime aussi suivre le fil de ce que je lis… J’aime les histoires complexes parce qu’elles nous épargnent les scénarios simplistes, mais j’aime aussi comprendre, après plus de trois cents pages, les enjeux d’une intrigue.

 

On me souffle en coulisses que le tome deux est meilleur, à voir…

 

Le Livre malazéen des glorieux défunts – 1 : les jardins de la lune, Steven Erikson (2000) traduit de l’anglais (américain) par Marie-Christine Gamberini, Calmann-Lévy, septembre 2007, 586 pages, 19.90 €

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Pour suivre cette série en VO, je te confirmes qu'elle est inégale. Il me semble par contre qu'en VF le tronçonnage commence au prochain tome.
Les Jardins de la Lune est en effet très embrouillés, les enjeux de l'intrigue ne se révèle que dans les dernières pages, sans compter les tentatives qui vont avortées de manière précoce (Oponn par exemple).
Commentaire n°1 posté par Efelle le 04/07/2009 à 09h14
Ah merci, ton com me rassure ! Je me demandais si c'était mon neurone qui vieillissait vraiment trop vite, me rendant incapable de lire de la fantasy !
Réponse de Sandrine Brugot Maillard le 04/07/2009 à 22h08
Je lis la série des glorieux défunts malazéens dans son édition anglaise, étant présentement dans le 6ème des 8 volumes actuellement parus. Et je dois dire que ces quelques 7000 pages déjà parcourues montrent une richesse et une complexité plus grande encore que ce que les jardins de la lune pouvaient laisser entrevoir. Et ce que l'on ignore au début, on le découvrira progressivement dans cet énorme univers que complète en outre les récits de Ian C. Esslemont, ami de Erikson qui reprends cet univers mais à une époque plus lointaine, posant en quelque sorte certaines des bases d'un monde qu'ils ont créé à deux durant leurs parties de jeux de rôle.
Pour ma part donc, un commentaire beaucoup plus positif sur cette oeuvre. Mais peut-être est-ce du à la lecture en anglais ?
Commentaire n°2 posté par Bryaxis le 04/07/2009 à 15h37
Je ne pense pas que la traduction soit vraiment en cause, c'est moi qui suis fainéante sur ce coup-là... ton com me donne envie de reprendre ma lecture parce que je préfère vraiment ces séries de fantasy qui sont riches et complexe. Si tu en as lu 7000 pages, quand même, ça doit valoir le coup !
Réponse de Sandrine Brugot Maillard le 04/07/2009 à 22h10
Oui s'accrocher est un bon choix je pense. Sinon, beaucoup plus bref mais très bon aussi avec une intrigue de fantasy de haut vol mais rédigée en bien moins de page il y a "Gagner la guerre" de Jaworski (et le recueil de nouvelles "Janua Vera" qui l'a précédé et en quelque sorte introduit)
Commentaire n°3 posté par Bryaxis le 05/07/2009 à 02h10
Coucou,
Ce livre a l'air bien sympathique !
Merci pour ton conseil cinématographique pour l'île du Dr Moreau.
Au plaisir !
Commentaire n°4 posté par Anneso le 13/07/2009 à 18h38
Ce n'est pas le livre que je conseillerai pour commencer en fantasy, il est ardu. De rien pour le conseil, il y a eu plein de mauvaises adaptations, alors je me suis permise...
Réponse de Sandrine Brugot Maillard le 13/07/2009 à 23h30

Présentation

Catégories

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés