Ce blog remplace mon site Mesimaginaires.com qui après quatre ans d'existence a pris sa retraite. Avec ce blog, vous
pouvez désormais réagir aux billets et chroniques en laissant vos commentaires.
En vous inscrivant à la newsletter, vous
serez informé de chaque nouvel article mis en ligne.
2010 : au fin fond de la forêt amazonienne, l'équipe du professeur Adamov
découvre la gigantesque statue d'un homme. Bientôt contacté par la mystérieuse fondation Prométhée, Adamov apprend qu'une statue identique a été découverte à des milliers de kilomètres de là.
D'autres suivront, toutes construites d'une même main mais à des époques si éloignées qu'une vie humaine ne saurait les embrasser. L'équipe de scientifiques engagée par Denis Craig, patron de
Prométhée, planche sur le cas Malhorne : qui est cet homme qui prétend avoir construit toutes ces statues et dont il vont écouter le long récit : un fou ? Un dieu ? Tout autre chose ? La fin de
ce passionnant premier épisode ne nous permet pas de répondre à cette question, mais il ne fait aucun doute que l'irrationnel a son mot à dire dans cette histoire.
Car le périple de Malhorne a commencé le 25 août 1491, jour où il trouva la mort pour la première fois, pour mieux retrouver la vie dans le corps d'un enfant simple d'esprit. Entamant un cycle de
réincarnations, Malhorne sera tour à tour un esclave noir, un moine bouddhiste, un juif déporté… etc… Il traversera la France révolutionnaire, l'Afrique, le Tibet, le Japon…
Le récit captivant de ces vies successives enchaîne le lecteur à un roman de S-F qui se mêle d'histoire et d'aventures. Un
pari ambitieux donc pour un premier roman qui tient les promesses du romanesque et du mystère. La prose de Jérôme Camut est fluide et si facile à lire que le lecteur s'étonne d'avoir lu plus de
cinq cents pages à la fin du premier épisode. Ses héros (les différents Malhorne, le professeur Adamov…) sont d'une grande densité et les nombreux personnages secondaires donnent consistance et
ampleur à chaque récit de vie. Il n'en est pas un de trop car une fresque comme celle-ci nécessite du personnel…
Beaucoup de souffle et d'imagination pour ce premier volet d'une trilogie dont le second se fait attendre.
Malhorne, épisode 1 : le trait d'union des mondes, Jérôme Camut, Le Serpent à Plumes (Serpentaire), janvier 2002, 519 pages, 18 euros
|
|
Derniers Commentaires