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Lundi 12 mai 2008

J’aime bien lire des premiers romans. Encore plus des premiers romans d’anticipation publiés chez des éditeurs non spécialisés comme c’est le cas ici. Je me dis que les auteurs ont passé du temps, ont peaufiné leur truc pour donner le meilleur de leur imagination et de leur savoir-faire. C’est excitant, je trouve.

 

Après quinze ans d’études acharnées, Guillaume Beaumont a brillamment réussi le concours d’inspecteur d’INGEN (INternational GENetic agency) dont la devise est : « Servir et protéger la pureté de la race humaine ». Cet organisme se présente, aux yeux du nouveau lauréat comme le « dernier rempart contre la barbarie des manipulations génétiques incontrôlées ». C’est que quelques décennies plus tôt, l’humanité a eu chaud lors du jeudi noir de Cold Spring qui a anéanti toute la population de l’Amérique du Nord (trois cents millions de morts) suite à la propagation fulgurante d’un virus mutant. Mais bien sûr, rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît et notre jeune héros découvre bientôt qu’une certaine partie de la population est interdite de reproduction pour cause d’anomalie génétique et marquée au fer rouge. Il ne tarde pas à comprendre (ou en fait si, il tarde un peu…) qu’INGEN prône le « génétiquement correct » et qu’en son sein le consensus n’est pas à l’ordre du jour. Et voilà qu’un secrétaire permanent se fait assassiner, puis un autre, puis un troisième… et que la mise en scène de leur mort correspond à l’accomplissement de L’Apocalypse de saint Jean. S’ensuivent Teilhard de Chardin, la prophétie de Malachie, les Rosicruciens… Bref, l’ésotérisme se mêle à l’orthodoxie darwinienne déjà considérablement remise en cause par certains secrétaires permanents d’INGEN.

Ce livre étant un thriller, il ne s’agit pas d’en dévoiler trop. Je me contenterai de vous donner mon avis, mitigé. D’un point de vue scientifique, Gilles Haumont a sans nul doute fait le tour de la question. Il crée un thriller génétique sur des bases solides qu’il prend la peine d’expliciter clairement. Les dérives qu’il envisage sont donc plausibles et soutenues par les plus grands, car l’auteur connaît ses classiques et cite Simak et Greg Keyes. Mais enfin faut-il applaudir ou trembler devant ces extrémistes qui déclarent : « L’homme est un consternant échec de l’évolution. Son habileté manuelle l’a conduit à construire une aberrante civilisation technologique qui l’a éloigné de la nature au milieu de laquelle il est devenu un étranger et qu’il détruit jour après jour. L’homme est un accident de parcours qu’il faut éliminer d’urgence… » Les plus nihilistes applaudiront…

Je suis plus réservée sur le personnage principal. Quand il arrive, frais émoulu de sa super école où il a mené une vie monastique, on lui pardonne d’être aussi naïf. Mais le temps et les épreuves aidant, il n’apprend rien et sa naïveté devient bêtise. Il déclare encore page 268 : « J’adhère pleinement à l’idéal d’INGENJe suis fier de protéger ce trésor qu’est le code génétique humain contre les spéculateurs et les illuminés ». A côté de ça, il comprend certaines choses de manière tout à fait fulgurante : il ne comprend pas ? Pas de problème : « laissant dériver mon esprit, je m’imaginais être l’auteur de cette histoire sans queue ni tête. A ma profonde stupéfaction, la solution m’apparut presque immédiatement. Ça marche aussi avec la racine carrée de 678 453 260 ? Que dire du code qu’il est le seul à avoir deviné et de l’énigme résolue grâce à Tintin ? Guillaume Beaumont a une mentalité de boy-scout qui tourne au ridicule dans ses rapports avec les femmes. Car bien sûr, comme il est jeune, beau, hyper intelligent et bien placé, les femmes lui tombent dans les bras, se déshabillent devant lui, puis le laissent en carafe sans que cela ne provoque la moindre réaction. Allumé par des demoiselles sans vergogne, il ne s’enflamme jamais, ou presque, mais on n’en saura rien !

Si j’ai trouvé l’intrigue intéressante, le personnage principal ne m’a pas semblé à la hauteur du propos. Propre sur lui, bon élève, il manque de profondeur, d’humanité et de réalisme. Peu crédibles, ses gesticulations et réflexions entachent l’intérêt que l’on pourrait porter à un roman scientifiquement dense et pourtant accessible aux réfractaires comme moi.

Pour en savoir beaucoup plus, et par exemple lire le premier chapitre du roman, rendez-vous sur
  le site de l'auteur


L'origine du mal, Gilles Haumont, Anne Carrière, avril 2008, 460 pages, 22 €
 

 

 

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : Livres
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Samedi 10 mai 2008

A l’occasion du festival du même nom qui aura lieu pour sa 7ème édition du  22 au 25 mai 2008 à Epinal, est décerné le Prix des Imaginales qui récompense des œuvres de fantasy et comporte plusieurs catégories dont voici les lauréats :

 

Roman français : Le trône d’ébène de Thomas Day (Le Bélial)

Roman étranger : Les Salauds gentilshommes – 2 : des horizons rouge sang de Scott Lynch (Bragelonne)

Roman pour la jeunesse : La malédiction d’Old Haven de Fabrice Colin (Albin Michel)

Nouvelle : Contes myalgiques de Nathalie Dau, pour l’ensemble du recueil (Griffe d’encre)

Illustration : Guillaume Sorel pour la couverture de Kane – 1 de K.E. Wagner (Denoël)

Prix spécial : Les enfants de Hurin de Tolkien (Bourgois)


De bonnes heures de lecture en perspective...

 

 

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : News
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Samedi 10 mai 2008

La collection "Fantasy" de Calmann-Lévy tournée depuis sa  création il y a trois ans vers les auteurs anglo-saxons et asiatiques, lance un appel à textes francophones pour la réalisation d'une anthologie sur les dragons à paraître au premier semestre 2009. Tous les genres de fantasy sont acceptés (héroïque, humoristique, initiatique...).

Les auteurs, débutants ou confirmés peuvent envoyer leurs textes de 100 000 signes maximum à Sébastien Guillot aux éditions Calmann-Lévy avant le 15 septembre 2008.

Editions Calmann-Lévy - 31 rue de Fleurus - 75006 - Paris

Source : Livres Hebdo n°728, 04/04/2008

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : News
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Vendredi 9 mai 2008
 

Stephanie vient d'hériter de son oncle écrivain de best sellers quasiment tous ses biens, ses droits d'auteur et un ami particulièrement original, Skully Fourbery. Détective de son état, il a la particularité d'être mort depuis longtemps et de se cacher sous un grand chapeau et une écharpe. C'est que Skully Foubery est un squelette, sympa, mais un squelette tout de même et dans la rue, ça fait désordre. Comme Stephanie s'ennuie dans la vie, elle décide de s'imposer et de l'obliger à faire équipe ensemble, ça va la changer du train-train quotidien, c'est certain... Tous deux, ils vont chercher une clé qui devrait leur permettre de récupérer un sceptre mythique pour mettre fin aux manigances du sorcier Serpine qui ne souhaite qu'une chose : plonger le monde dans les ténèbres.

Voici la genèse du problème : les Anciens « furent les premiers sorciers, les premiers à manier le pouvoir des éléments, les premiers à utiliser la magie. Ils vivaient à l'écart du monde des mortels, ils ne s'y intéressaient pas. Ils avaient leurs propres habitudes, leurs propres coutumes et leurs propres dieux. Finalement, ils décrétèrent qu'ils voulaient être maîtres de leur destinée également et ils se dressèrent contre leurs dieux, des êtres assez déplaisants appelés les Sans-Visage ; ils les affrontèrent sur terre, dans les cieux et dans les océans. Etant immortels, les Sans-Visage remportèrent toutes les batailles, jusqu'à ce que les Anciens construisent une arme assez puissante pour les repousser : le Sceptre [...] alimenté par le désir des Anciens d'être libres. »

Oui mais voilà, le sceptre s'est perdu et Serpine veut remettre la main dessus pour faire revenir les Sans-Visage. Et pour commencer, il fait assassiner Gordon Edgley, l'oncle de Stephanie, dont on devine peu à peu qu'il n'était vraiment pas un écrivain comme les autres.

Après Eoin Colfer et son jeune héros original, voici Derek Landy, autre écrivain irlandais pour la jeunesse qui dépoussière le fantastique pour adolescents. Son Skully Fourbery emporte immédiatement l'adhésion et comme le récit ne perd pas de temps, on entre dans l'action dès la première ligne qui donne le ton : « La mort brutale de Gordon Edgley fut un choc pour tout le monde, surtout pour lui. » C'est donc souvent drôle et rempli de situations loufoques (cet inimitable squelette se déplace en Bentley jaune canari). J'ai pourtant craint le pire au début en raison d'un portrait vraiment trop appuyé du méchant oncle et de la vilaine tante de Stephanie, mais l'humour l'emporte finalement, même s'il n'est pas toujours d'une grande finesse. Un petit souci cependant du côté de l'âge de l'héroïne qui semble osciller entre les quinze seize ans jusqu'à la page 193 où on apprend qu'elle en a douze !

Mais l'important est qu'on ne s'ennuie pas et que l'on rit même volontiers d'un humour certes irlandais, mais à des lieues des landes et autres châteaux hantés qui ont fait les riches heures de la littérature fantastique de ce beau pays. Car sachez que le jeune Derek Landy est aussi scénariste de films d'horreur : il connaît son métier.

 

L'avis d'une ado branchée squelette !

 

Skully Fourbery (2007), Derek Landy traduit de l'anglais par Jean Esch, Gallimard Jeunesse, mars 2008, 293 pages, 16 €

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : Jeunesse
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Jeudi 8 mai 2008

La Bibliothèque Nationale de France publie une revue dont le dernier numéro est consacré à la science-fiction.

Il s'agit d'un parcours qui conduit des manuscrits de science-fiction collectés par la BNF à la production éditoriale présente dans les collections, et laisse une place à l’imaginaire.
Des écrivains français de science-fiction apportent leur éclairage et leur réflexion :
Jean-Pierre Andrevon questionne le pouvoir prédictif du genre littéraire ;
Philippe Curval dévoile sa pratique d’écriture originale ;
Laurent Genefort analyse l’architecture des « livres-univers » ;
Serge Lehman présente, enfin, Jacques Spitz (1896-1963), père égaré et retrouvé de la science-fiction française, par le biais d’une nouvelle inédite : « La machine à finir la guerre ».

Des articles de bibliothécaires également dont celui de Roger Musnik lisible en ligne (département Littérature et Art de la BNF) qui affirme en conclusion : "la présence de la science-fiction à la Bibliothèque Nationale de France est donc massive, mais c'est un relief invisible". La motivation est donc l'élément de base de toute recherche science-fictive à la BNF...

Revue de la Bibliothèque Nationale de France, n°28 - Editions de la BNF - ISBN : 978-2-7177-2412-7 - avril 2008 - 19 €

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : News
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Mercredi 7 mai 2008

Jérôme Camut pour moi, c'est Malhorne, grâce au premier tome paru il y a quelques années au Serpent à Plume, j'avais rencontré l'auteur pour une interview. Depuis, il y a eu Bragelonne, Nathalie Hug et une trilogie dont deux tomes sont parus aux éditions Télémaque.
Malhorne m'avait plus qu'enthousiasmée, aussi j'ai eu envie de retrouver l'auteur, histoire de me faire plaisir... Malheureusement, le charme n'opère plus. Alors je suis bien sûr d'autant plus déçue que je m'attendais à lire un bon thriller.

Résumons d'abord la situation : Elise Lamy Saint-Genès est infirmière, elle travaille auprès des malades dans le coma et semble avoir un don pour les en faire sortir. Stanislas Opalikha est un de ceux qu'elle a fait revenir, mais manque de bol, c'est un tueur en série qui va la kidnapper, l'enfermer dans un bunker et tenter de lui faire avouer comment elle l'a sorti du coma. Salah Tounsi aussi a été ramenée à la conscience par Elise et elle aussi va chercher à savoir comment et par qui, mais par des méthodes beaucoup moins violentes : la jeune infirmière porte autour du cou un pendentif gravé d'un triangle inversé qui se trouve également représenté sur les armoiries d'une grande famille française qui trouva jadis un maccabée dans son jardin. Il y a aussi Pierre Delcroix qui découvre qu'il n'est pas le fils de sa mère, plongée dans le coma, mais peut-être le frère d'Elise, et souffre de terribles migraines engendrant des hallucinations... hallucinantes : il voit Elise, son pendentif, un taureau, et même Stanislas en train d'enlever une gosse. Il y a aussi des enquêteurs officiels chargés de travailler sur la disparition d'Elise.

Dès le départ, le style ne me plaît pas, qui joue dans le mélo tragique et les clichés (Ah, le serial killer au pénis de trois centimètres !). Ce sont ensuite des raccourcis faciles qui me gênent (c'est vraiment épatant quand votre subconscient vous donne un indice !) puis une atmosphère ésotérique, un peu new age avec hallucinations communes, êtres de lumière, communion avec les arbres et les oiseaux.

Du coup, mon attention s'effrite et l'intrigue me semble de plus en plus confuse. Tout ce monde-là souffre d'insomnie mais moi, l'endormissement me guette. Car l'aspect scientifique ne m'a pas plus intéressée que l'intrigue. Les auteurs s'inspirent des travaux de Michel Jouvet sur le sommeil paradoxal, qui fait du rêve un troisième état du cerveau et de nos songes un élément formateur de notre personnalité. Transposé dans un roman fantastique, ça pourrait être passionnant. Mais il me semble que les auteurs ont voulu tisser une trame beaucoup trop dense et que le scientifique se dilue dans un propos qui frole l'ésotérisme à deux balles.

Pourtant, aux alentours de la page 120, l'enquête commence vraiment et le roman adopte un rythme plus soutenu : Stanislas se met à égorger, torturer... un peu d'action en somme. Mais mais mais, il n'y a en fait pas d'enquête vu que le lecteur sait très bien ce qui s'est passé et qu'à voir les enquêteurs piétiner, ils passent vraiment pour des billes : ce qu'ils découvrent, on le sait déjà depuis longtemps et je trouve même qu'ils mettent vraiment longtemps à faire certains rapports évidents (à partir du moment où ils savent que le meurtrier a travaillé dans le BTP, c'est quand même pas difficile de faire le rapport avec les anciens comateux de la clinique, non ?). L'enquête de Salah sur les traces des ancêtres d'Elise relèvent l'intérêt, surtout quand elle découvre une mystérieuse grotte pleine de squelettes. Il était cependant trop tard pour moi ; j'aurais peut-être dû persévérer, mais le sort des différents personnages m'étant également indifférent, j'ai jeté l'éponge page 273.

 

Les éveillés, Jérôme Camut & Nathalie Hug, Calmann-Lévy, mars 2008, 415 pages, 18,90 €

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : Livres
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Lundi 5 mai 2008

Classement des meilleures ventes de livres pour la jeunesse, tout format et genre confondus, entre le 24 mars et le 20 avril 2008


1 - Le pacte des Marchombres tome 2 de Pierre Bottéro (entrée directe à la 1ere place)
2 - L'épouvanteur tome 4 de Joseph Delaney
3 - Les Chroniques de Spiderwick tome 1 à 5 (réédition) de Holly Black
4 - Tunnels tome 1 de Roderick Gordon & Brian Williams
5 - Les Chevaliers d'Emeraude tome 4 d'Anne Robillard
6 - Chasseurs de dragons, albums du film
7 - Pokémon : retrouve-les tous !
8 - Harry Potter et les reliques de la mort de J.K Rowling
9 - Le grand livre-jeu Max et Lili de Dominique Saint-Mars
10 - Les Simpson : livre-jeu pour jours de pluie de Matt Groening

Source : Livre Hebdo n°731 du 25/04/2008
 
par Sandrine Brugot Maillard publié dans : News
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Samedi 3 mai 2008

« Je m’appelle Herb Charity, j’ai vingt-cinq ans, j’ai toujours vécu à Vancouver, je suis cyberflic depuis sept ans déjà, depuis la création en fait, on est quinze à la brigade. » La mission des cyberflics : débusquer les cyberproxénètes et leurs clients pédophiles. Leur méthode favorite : le flagrant délit à six heures du matin. Depuis qu’elle disparu, Herb cherche sa sœur dans ces milieux d’internautes, sa grande sœur adorée qui chatait des nuits entières avec des inconnus et est partie un beau jour pour ne plus jamais revenir. 
Voilà pour son back ground et ses motivations. Mais sa mission pour l’heure est un peu spéciale : voilà deux fois que, sur le point de prendre en flag un cyber pervers, il trouve ses cibles ligotées, chialant des larmes de sang. Elles viennent de se prendre une puce empathique à effet feed back dans le cortex et ces salauds ressentent enfin les mêmes souffrances que les enfants sur l’écran. Il s’avère bientôt que les responsables sont une bande de gamins de dix douze ans, du moins en apparence. Qu’il va falloir coincer parce que la vengeance, c’est mal, même si les victimes l’ont bien méritée.

 

On est donc à mi chemin entre l’anticipation à court terme et le polar. Grâce à une écriture nerveuse et efficace, Elise Fontenaille entraîne son lecteur au cœur de son personnage d’une très grande ambiguïté. Car l’auteur se place aux antipodes du héros à l’américaine blessé dans le passé qui a juré de se venger en faisant la peau à tous les salopards du Net. Herb a lui-même une sexualité extrêmement trouble, voire perverse.

Alors forcément, le roman interroge : avoir des relations sexuelles avec une femme de vingt-cinq ans enfermée dans un corps d’enfant, est-ce de la pédophilie ? On retrouve ici la même problématique que dans le dernier roman de Theodore Roszak, L’enfant de cristal : si l’âge corporel n’est pas l’âge psychologique, y a t-il crime ?

Au final, me voilà donc le cul entre deux chaises (très inconfortable position) parce que j’apprécie l’écriture d’Elise Fontenaille, ses références et clins d’œil littéraires et historiques (Philip K. Dick, la comtesse Bathory, Peter Pan…), mais que la pédophilie qui ne dit pas ce qu’elle est me dérange. J’en conclus donc que l’auteur réussit son coup puisque son propos ici n’est pas de caresser son lecteur dans le sens du poil…

Ceci dit, avec un texte aussi percutant, dérangeant, bien écrit et renseigné, la science-fiction française publiée en édition spécialisée a du souci à se faire…

 

Unica, Elise Fontenaille, Stock, janvier 2007, 160 pages, 15 €

par Sandrine Brugot Maillard publié dans : Livres
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Vendredi 2 mai 2008
Mardi 6 mai 2008, 18 heures à l'Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), 1 rue Jacques Ellul, Bordeaux

Homme augmenté, cyborg et progrès médicaux : où va le corps humain ?

Quelles conséquences la technologie et la science peuvent-elles avoir sur l'Homme à long terme ? Quelles frontières entre médication et amélioration de l'espèce ?

Avec Jean-Gabriel Ganascia, professeur d'intelligence artificielle et de sciences cognitives à l'université Pierre et Marie Curie (Paris) ; Paul Benkimoun et Claudia Courtois, journalistes au
Monde.

Renseignements : 05 57 57 01 01 et le site 
Aquitaine Europe Communication
par Sandrine Brugot Maillard publié dans : Manifestations
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Jeudi 1 mai 2008

Albin Michel
Flight de Sherman Alexie

Wiz
Percy Jackson - 3 : le sort des Titans de Rick Riordan

L'Archipel
Relic de Douglas Preston et Lincoln Child (Réédition)
Le livre des trépassés de Douglas Preston et Lincoln Child

Argemmios
Les débris du chaudron de Nathalie Dau


L'Atalante
Les Annales du Disque-monde - 30 : timbré de Terry Pratchett
Flandry - 3 : chevalier de l'empire terrien de Poul Anderson
Maedre
Le mystère olphite de Carina Rozenfeld
Les croix en feu de Pierre Pelot (Réédition)
Le Graal du gobelin de Jim C. Hines

Bayard
Les dragons de Nalsara - 1 : Le troisième oeuf de Marie-Hélène Delval
Les dragons de Nalsara - 2 : Le plus vieux des dragonniers de Marie-Hélène Delval
Elyon - 3 : la dixième cité de Patrick Carman
Le maître des nuages 2 - prisonniers de l'arc-en-ciel de Serge Brussolo (Réédition)
Justin Time - 3 : Sibérie 1908 de Peter Schwindt

Le Bélial
Le grand livre de Mars de Leigh Brackett

La planète géante de Jack Vance (Réédition)

Black Coat Press

Dimension Philip K. Dick, anthologie dirigée par Richard Comballot
L'emprise des rêves de Simon Sanahujas
 

Bragelonne

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal de James Rollins

L’homme qui dessinait des chats de Michael Marshall
Chants des étoile de Samuel Delany
Le Magicien noir -3 : le haut seigneur de Trudi Canavan
Royaume magique à vendre - 3 : le sceptre et le sort de Terry Brooks (Réédition)
Le voyage de Jerle Shannara - 1 : la sorcière d'Isle de Terry Brooks
Les aventures de Rachel Morgan - 2 : le bon, la brute et le mort-vivant de Kim Harrison


Calmann Lévy
Fantasy
Elantris de Brandon Sanderson

La Clef d'Argent
Les montagnes hallucinogènes de Arthur C. Clarke

Denoël
Le syndrôme de l'éléphant de Thierry Di Rollo
Lunes d'encre
La jeune détective et autres histoires étranges de Kelly Link

Fleuve Noir
La croisée des chemins - 3 : l'armée des masques de Chris Wooding
Chroniques des elfes - 1 : Lliane de Jean-Louis Fetjaine
Les Univers multiples - 3 : origine de Stephen Baxter

First Editions
Le maître des noms de Josef Ladik

Gallimard
Folio
Les falsificateurs d'Antoine Bello (Réédition)
Folio 2€
Celui qui chuchotait dans les ténèbres de H.P. Lovecraft (Réédition)
Folio SF
Dans la dèche au royaume enchanté de Cory Doctorow
Meddik ou le rire du sourd de Thierry Di Rollo (Réédition)
La séparation de Christopher Priest (Réédition)
La trilogie cosmique - 2 : Perelandra de C.S. Lewis (Réédition)


Gallimard Jeunesse
SNCF
Le wagon invisible

Grasset
Crépuscule ville de Lolita Pille

Griffe d'encre
En quête de Nathali Salvi

Hachette Jeunesse
Les merveilleuses mésanventures de Mile Mercredi - 2 de Jon Berkeley
Kitty Lord - 4 : l'arcane cosmique de Mélusine Vaglio
Le Livre de Poche Jeunesse
Molly Moon - 3 : Molly Moon et le maharadja de Georgia Byng

Intervista

15/20

Le dos au mur de Christophe Lambert

J'ai Lu
Les chroniques de Verral - 1 : le voyage de l'Ombrelune de Sean McMullen
 


Robert Laffont
Ailleurs & Demain
Le triomphe de Dune : après Dune II de Brian Herbert et Kevin Anderson

Michel Lafon
Les chevaliers d'Emeraude - 5 : l'île des lézards d'Anne Robillard

 

Librairie Générale Française
Le Livre de poche
Contes de Terremer de Ursula Le Guin (Réédition)
Le Livre de poche Fantasy
Les Rois navigateurs - 1 : le manteau des étoiles de Garry Kilworth (Réédition)
Le cycle de Merlin - 2 : les collines aux milles grottes de Mary Stewart (Réédition)

Jean-Claude Lattès
Mondes parallèles - 2 : l'arlequin de John Twelve Hawks


Mango
Royaumes perdus
Le jour du lion de Nicolas Cluzeau

Les Moutons électriques
Bibliothèque voltaïque
Corps-machines et rêves d'anges d'Alain Bergeron

Nathan
Alchimia - 4 : à la recherche d'Alamebril d'Eric Sanvoisin

Plon Jeunesse
Les Cavaliers des lumières - 1 : le règne de la barbarie de Brigitte Aubert & Gisèle Cavali
L'oeuf du démon d'Eric Boisset
 

Pocket
Dune, la genèse de Kevin Anderson (Réédition)
Vénus de Ben Bova (Réédition)
Les arcanes du chaos de Maxime Chattam (Réédition)
La trilogie des elfes de Jean-Louis Fetjaine (Réédition)
Le monde de Recluce de L.E. Modesitt (Réédition)

Pocket Jeunesse
Ezoah - 1 : Ezoah de Bertrand Ferrier & Maxime Fontaine (Réédition)
Ezoah - 2 : Immémoria de Bertrand Ferrier & Maxime Fontaine (Réédition)
Série Deltora III - 1 : le nid du dragon de Emily Rodda
Série Deltora III - 2 : la porte de l'ombre de Emily Rodda

Presses de la Cité
Les enfants de la destinée - 3 : transcendance de Stephen Baxter


Pygmalion
La couronne des 7 royaumes - 9 : l'alliance sacrée de David B. Coe
La symphonie des siècles - 3/1 : destiny de Elizabeth Haydon

Le Rocher Jeunesse

Bobby Pendragon – 8 : les pèlerins de Rayne de D.J. Machale

Rageot
Océania - 3 : sur les ailes du vent d'Hélène Montardre
Les gardiens du secret - 2 : au coeur du complot de Catherine Missonnier

Seuil
Points Fantasy
L'ère du dragon de Xavier Mauméjean (Réédition)
Sabbat Samba d'Hervé Jubert (Réédition)


Syros
Soon
 

Apocalypse Maya de Frédérique Lorient

Terre de tempêtes de Johan Héliot
par Sandrine Brugot Maillard publié dans : Parutions du mois
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