Samedi 4 juillet 2009

« Chef d’œuvre de la fantasy guerrière, à ranger aux côtés de La Compagnie noire de Glen Cook ou des Chroniques de Thomas L’Incrédule de Stephen R. Donaldson » nous dit la quatrième de couverture. Si ces dernières n’ont suscité en moi qu’ennui, La Compagnie noire fait partie des meilleures séries de fantasy guerrière qu’il m’ait été donné de lire. J’attaque donc cette série au nom étrange, crayon en main, car je n’ai pas envie de perdre le fil de cette histoire qui s’annonce touffue.

J’ai eu raison pour le crayon : c’est touffu… C’est même plus que ça car l’auteur ne nous donne pas de clés : il plonge son lecteur en plein chaos, sans qu’il connaisse les intentions de chacun, leurs liens réels. On avance au hasard, à coup de suppositions. A la fin du livre un (ce premier tome en compte sept), j’étais fière de moi : lu d’une traite, je tenais bien les personnages, l’histoire de ce pays se construisant doucement. Livre deux, nous voilà ailleurs, avec d’autres personnages qui n’ont rien à voir : je continue ma scrupuleuse lecture… Mais voilà, même les week-ends consacrés à la lecture ont une fin, et mon rythme ralentit… et je jette l’éponge livre cinq, après trois cents trente pages.

J’en suis la première déçue car ce premier tome est dense, riche de maintes potentialités tant en ce qui concerne les personnages que pour tout ce qui touche à l’histoire de Genabackis et Darujhistan. L’Empire des Malazéens, avec à sa tête l’Impératrice Laseen veut s’emparer de toutes les puissantes cités et pour cela n’économise ni ses soldats, ni ses magiciens. Il ne compte pas ses morts, seule la victoire l’intéresse, mais il s’est fait de nombreux ennemis qui pour avoir fui n’en fomentent pas moins leur retour et leur vengeance.

Le lecteur est en première ligne des combats, mais aussi derrière chaque personnage. Dommage qu’on ne comprenne pas toujours qui fait quoi et pour quelles raisons. Sans ces éléments de base, certains passages sont infiniment longs, surtout à Darujhistan où l’on se prépare à l’arrivée des troupes de l’Impératrice, où les guildes s’agitent et les assassins meurent assassinés… J’aime le bruit et la fureur de ce genre de roman, mais j’aime aussi suivre le fil de ce que je lis… J’aime les histoires complexes parce qu’elles nous épargnent les scénarios simplistes, mais j’aime aussi comprendre, après plus de trois cents pages, les enjeux d’une intrigue.

 

On me souffle en coulisses que le tome deux est meilleur, à voir…

 

Le Livre malazéen des glorieux défunts – 1 : les jardins de la lune, Steven Erikson (2000) traduit de l’anglais (américain) par Marie-Christine Gamberini, Calmann-Lévy, septembre 2007, 586 pages, 19.90 €

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009
Black Coat Press
Rivière Blanche
Sun Song, le mandarin d'André Caroff

Bragelonne
Les dragons de la cité rouge d'Eric Wietzel
Le seigneur de Samarcande de R.E. Howard (Réédition)

Les trésors de la SF
La saga de Zeï de Lyon Sprague de Camp (Réédition)
L'Ombre
Nécroscope - 2 : vamphyri ! de Brian Lumley (Réédition)
Succubus Night de Richelle Mead
Milady
Le Régiment perdu - 2 : rassemblement de William Forstchen (Réédition)
Katie Daniels - 2 : brûlure magique de Ilona Andrews
Anita Blake - 7 : offrande brûlée de Laurell Hamilton (Réédition)
La Légende de Kerowyn - tomes 1 à 3 de Mercedes Lackey
La cave de Richard Laymon
Infection de Scott Sigler
Les Elfes - 3 : pierres d'albes de Bernhard Hennen

Fleuve Noir

Le Prince du néant - 3 : le chant des sorciers de R. Scott Bakker

Le Cycle d'Ea - 4 : l'énigme du maïtreya de David Zindell

 

Mnémos

Djeeb le chanceur de Laurent Gidon

Les Chroniques d'Ervalon - 2 : la seconde chute d'Ervalon de David Bry

 

Outworld Editions

L'empire onirique de Cédric B.


Pocket

Le Cycle d'Ea - 2 : l'épée d'argent de David Zindell (Réédition)

 

Les Trois Souhaits

W.O.M.B. de Sébastien Wojewodka et Thomas Becker

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Parutions du mois
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009
"La mort... Combien de fois lui ai-je envié sa dextérité, ses litotes et le poème donné aux âmes qu'elle emporte? Si la vie rédige nombre de contes, seule la mort corrige et veille à la ponctuation. Vais-je me risquer ce soir, en racontant mon histoire, à lui ouvrir la porte ?"

Ainsi commence "Motus", la nouvelle qui ouvre ce recueil de contes. Bien que je sois piètre lectrice de textes courts, contes ou nouvelles, j'ai été séduite dès ces premières phrases par leur poésie. Poésie du style car Gérald Duchemin écrit dans une langue recherchée et mélodieuse (ah, le doux plaisir des imparfaits du subjonctif !), mais aussi poésie des thèmes choisis qui disent la solitude, la mort, la peur.
Dans "Motus", c'est un petit garçon qui raconte ses peurs d'enfant enfermé dans la noire solitude de sa chambre : un monstre, "un gargantuesque foetus parvenu à terme" vient hanter ses nuits, obscène souvenir d'un temps où il n'était pas.

Si la mort est le sujet de prédilection de Gérald Duchemin, elle n'est pourtant pas toujours traitée sur un mode tragique, bien loin de là.
Par exemple, "Le bal des obsolètes" donne voix à une tombe, "une tombe toute simple, toute plate" qui dévoile aux vivants son quotidien, ses attentes et ses tourments. Ce n'est qu'une "voix de sépulture" mais qui fera le bonheur des amateurs d'ironie un brin macabre. Car il est certain que la mode de la crémation fait tort aux cimetières qui n'ont pour se réjouir que Toussaint et Halloween... C'est pourquoi ils organisent des bals, lors desquels la foule avariée des tombeaux (fantômes, zombies, vampires, squelettes...) se met en frais. Parfois cependant, la fête est gâchée, par une certaine sorcière, leur mère à tous...


Quelques contes très courts sont regroupés en un chapitre, en voici un qui donne le ton, si vous l'aimez, le recueil vous plaira certainement :

    Un enfant de trois ans et demi, échappe à la vigilance de ses parents. Il erre seul, en pleine nuit, sur une ligne de chemin de fer. Malheureusement, fauché par une locomotive, il meurt sur le coup. Suicidaire en culotte courte ? Somnambule ? Distrait ? Une chose est certaine, à part cette fois-là, il n'avait jamais pris le train.

L'auteur réussit presque à se préserver du mauvais goût, si ce n'est parfois quelques jeux de mots trop faciles. Mais c'est vraiment un plaisir de lire Gérald Duchemin tant son écriture, qui conjugue obsolescence et humour noir, redonne au lecteur le goût des contes d'hier, ces contes fantastiques, sombres et parfois grotesques signés Poe, Gautier ou Maupassant. J'ai bien conscience que ça fait beaucoup de beau monde, mais lisez "ces histoires, toutes cousues de fil noir, incisives jusqu'à l'os" et vous retrouverez cette belle époque des grands maîtres.

Petits contes macabres, Gérald Duchemin, Editions Le Chat Rouge, juillet 2008, 239 pages, 22 €

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 22 juin 2009
Yorenn et son frère Romain se sont retirés à Viévy, petit village des Alpes. Lié à sa soeur par une passion plus que fraternelle, Romain ne supporte pas l'intérêt que lui porte Alvar Cuervos. Il se suicide et elle reste seule, avec Alvar, de plus en plus pressant. Elle rencontre Sendra au cimetière, Sendra, l'âme d'une jeune fille qui lui apprend que le docteur Malejour, qui a soigné son frère, détient des âmes prisonnières pour son propre plaisir, avec l'aide de son assistant Alvar Cuervos.
L'ambition de celui-ci le mène à tuer le docteur et à diriger ces âmes jusqu'à monter avec elles un spectacle de cabaret totalement hallucinant. Car ces âmes ont appartenu à des hommes et des femmes qui ont jadis travaillé à l'Hadès Palace, salle de spectacle disparue huit ans auparavant, dirigée par Bran Hadès, "non pas un être humain mais un sorcier, venu par sacrilège du fond des âges ; un esthète momifié qui, pendant des siècles, a martyrisé les artistes." Triste personnage dont Alvar se révèle être le fils... Malgré son amour pour Alvar, Yorenn veut libérer l'âme de son frère qu'il retient prisonnier.


Ce roman s'inscrit "dans l'immense fresque littéraire du Rêve du démiurge" dont il est le septième opus. Bien que l'auteur lui-même déclare dans une note finale qu'il peut se lire de façon autonome, j'ai tout de même été gênée par de multiples allusions à Hadès Palace, le volume précédent que je n'ai pas lu. Francis Berthelot prend cependant la peine d'expliquer les événements passés pour que le lecteur ne soit pas totalement perdu. N'empêche, il est clair que ce livre appartient à un cycle.
D'autre part, je m'attendais à un style beaucoup plus impressionnant, après ce que j'avais glané comme avis un peu partout. J'ai été déçue, non que Berthelot écrive mal, mais rien ne retient l'attention, au contraire. L'accumulation de phrases courtes me lasse et les dialogues ne sonnent pas juste. Les interventions du choeur des âmes prisonnières devrait accentuer le tragique de leur situation, alors que je ne les ai trouvées qu'anachroniques.
L'histoire elle-même ne m'a pas séduite non plus, certainement parce qu'elle est la suite d'événements que je ne connaissais pas, mais aussi parce que les dialogues et les situations incroyables rendent superficielles les relations des personnages (le changement d'attitude d'Alvar à la fin lors du face à face avec Rhad me semble tout à fait incohérent). Je n'ai pas cru à cette histoire, et j'en suis la première déçue car pour avoir entendu à maintes reprises Francis Berthelot parler science-fiction, j'étais tout à fait convaincue que ce livre allait me plaire. Un autre titre, peut-être...

Mais à vous de voir, car pour Jean-Claude Vantroyen, "Francis Berthelot cisèle son sujet avec une maîtrise de la langue diabolique. Il nous emmène dans un carrousel maléfique qui, à la fois, distille un malaise insidieux et déverse des images d'un romantisme exacerbé. Une réussite." Et pour Pascal Patoz, "Assurément, ce nouvel opus mérite encore maints louanges. Fondamentalement original, psychologiquement puissant, effroyablement tendu, mais souvent malicieusement ludique, un Berthelot n'est pas un roman comme les autres."

Le petit cabaret des morts, Francis Berthelot, Le Bélial, décembre 2008, 260 pages, 15 €
Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009
Attrapé au hasard dans mon énorme pile de romans jeunesse en retard, ce livre m'a agréablement surprise, notamment par son style. L'histoire de cette jeune adolescente, Noa, en classe de cinquième dans un collège parisien, n'est pas originale en elle-même, mais bien par le ton des auteurs qui se font familiers, interpellent le lecteur, le prennent en quelque sorte par la main pour lui conter des aventures à haute teneur fantastique et rocambolesque.

La jeune héroïne est une enfant modèle (trop même, c'est le seul reproche que je ferai au livre) : fille d'immigrés d'Afrique du Nord, ses parents travaillent beaucoup et n'ont pas assez de temps pour s'occuper de leurs quatre enfants. Alors c'est Noa, l'aînée qui leur fait à manger, s'occupe des devoirs et gère le quotidien. Elle est cependant excellente élève, comme l'espèrent ses parents.
Sa vie bascule le jour où sa petite soeur trouve un "joli joubi" qui se révèle être le talisman du Mal absolu. Bientôt, Noa se rend compte qu'elle peut voir des choses que les autres ne voient pas, une autre réalité, parallèle à la nôtre. Car "il existe une partie du monde que les humains normaux ne perçoivent pas. Comme s'il y avait... trente pour cent d'univers en plus... peuplé de créatures, d'endroits, de passages, de dangers, qui existent en même temps que nous, mêlés à nous, invisibles pour les autres..." Et certaines de ces créatures veulent récupérer le talisman ainsi qu'Hajer, la petite soeur. Avec ses amis, Gabriel qui se révèle être magicien, et les jumeaux Clément et Benjamin, Noa va tenter de sauver sa soeur et d'empêcher ces affreuses créatures de débarquer.

Cette sympathique histoire qui peut faire peur n'est cependant pas terrifiante, tant les auteurs se font rassurants. Ils guident le jeune lecteur, le prennent par la main, lui expliquent les méandres de l'histoire et même ses coulisses. C'est à mon avis un élément important qui rassure le lecteur parce que l'histoire est parfois sombre mais aussi parce qu'un roman finalement assez gros peu encore effrayer certains lecteurs hésitants. Si on ajoute à cela des jeunes héros intéressants car vivant un âge difficile et abordés avec précision et pudeur, ce roman se démarque finalement de ses semblables. Très agréable à lire, riche en rebondissements et en héros convaincants, il plaira sans doute aux jeunes lecteurs à partir de dix ans qui aiment trouver le dépaysement au coin de leur rue.

L'arche de Noa, Ange, Intervista (Cinémascope), novembre 2008, 310 pages, 13,90 €
Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 10 juin 2009

Alors que quatre planètes ont déjà été colonisées en dehors du système solaire, l’Ariel quitte à son tour la Terreavec à son bord six mille personnes. Scientifiques, néo quakers, musulmans, cheyennes, tous fuient d’exécrables conditions écologiques, politiques et économiques, pour cette terre promise qui permettra un nouveau départ.

La planète Forêtverte est censée être inhabitée et pourtant, ces pionniers ne tardent pas à rencontrer des formes de vies intelligentes, différentes des hommes par leur aspect et pourtant semblables en un point : elles se font la guerre. Les Tiges, pacifistes, s’opposent aux Velus qui ne souhaitent rien moins que les éradiquer par voie de destruction massive. Mais comme Nancy Kress a eu le bon goût de ne pas donner dans le manichéisme, les Tiges ne sont pas de gentils babas cools qui s’aiment en regardant le soleil. Non, ils se livrent sur les Velus à des expériences scientifiques qui ont pour but de les décérébrer, ou au moins de les rendre artificiellement inoffensifs. Des colonies de Velus transformés en légumes peuplent donc Forêtverte, ainsi que d’autres colonies, bien plus agressives car ces expériences ne sont pas toujours des réussites.

Le problème des Humains va être de savoir de quel côté se ranger, alors qu’ils ont quand même bien d’autres chats à fouetter.

 

Je n’ai pas été complètement captivée par cette histoire dans laquelle les personnages me semblent assez stéréotypés. La partie scientifique est abordable, même si assez bizarrement traitée (des exposés didactiques sont vaguement écoutés par un personnage qui n’est pas scientifique et qui à moitié du discours se dit qu’il n’y comprend rien…). J’ai eu un peu de mal à m’intéresser au conflit entre humains et extraterrestres car leurs échanges, leur mode de communication, et finalement leurs aspirations m’ont paru assez improbables. Bien sûr, il n’y a pas plus improbable que ce genre de relations, mais certains auteurs ont su rendre plus crédibles ces rencontres du troisième type.

Mais ce premier tome appelle une suite. A voir…

 

De Nancy Kress sur ce blog : Les hommes dénaturés

 

Feux croisé (2003), Nancy Kress traduite de l’anglais (américain) par Florence Dolisi, Fleuve Noir (Rendez-vous ailleurs), mai 2009, 376 pages, 22 €

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 4 juin 2009
Vous qui trépignez en attendant le prochain chef d'oeuvre de Tim Burton qui réunira à nouveau Johnny Depp et Helena Bonham Carter, voici cette petite merveille d'animation.



Vous connaissez peut-être ce film d'animation puisqu'il date de 1982 (alors qu'il travaille pour les studios Disney sur Rox et Rouky !). Largement autobiographique, il rend hommage à Edgar Poe et Vincent Price (le narrateur de la v.o.), acteur américain spécialisé dans les films d'épouvante qui joua dans Edward aux mains d'argent.

Tout Burton en six minutes, c'est magnifique !
Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 1 juin 2009

10/18
Le début de la fin de Jasper Fforde (Réédition)

Albin Michel
Wiz

Les sang d'argent de Melissa de la Cruz

L'Atalante

Les démons sont éternels de Simon R. Green
Le sang du dragon de Patricia Briggs

Baam
Deux cierges pour le diable de Laura Gallego Garcia

Bayard

Elyon - 4 : voyage au coeur des brumes de Patrick Carman

Les dragons de Nalsara - 6 : la colère de la strige de Marie-Hélène Delval

Black Coat Press

Rivière blanche
16 rue du repos de Philippe Ward
Dimension URSS, anthologie

Christian Bourgois

Interzone de William Burroughs (Réédition)

Bragelonne

La Saga des Sept soleils - 3 : tempête sur l'horizon de Kevin J. Anderson

Les Lames du cardinal - 2 : l'alchimiste des ombres de Pierre Pevel
L'Epée de vérité - 9 : la chaîne de flammes de Terry Goodkind
Intégrale Conan - 3 de Robert Howard (Réédition)
Julia Verlanger, intégrale - 3 : dans les mondes barbares (Réédition)
Les autres de James Herbert
Milady
Cavalier vert - 3 : le tombeau du roi suprême de Kristen Britain
Anita Blake - 6 : danse mortelle de Laurell K. Hamilton (Réédition)
Les Soeurs de la lune - 2 : changeling de Yasmine Galenorn
Sanctuaire de James Herbert (Réédition)
Rage de David Moody
Anges déchus de Richard Morgan (Réédition)
Le Cycle de Drenaï - 6 : le roi sur le seuil de David Gemmell (Réédition)
Orcs - 3 : les guerriers de la tempête de Stan Nicholls (Réédition)
Le Régiment perdu - 1 : ralliement de William Forstchen (Réédition)
Les Royaumes oubliés - 6 : le joyau du halfelin de R.A. Salvatore (Réédition)

Calmann-Lévy

Twain - 3 : deux pour tous de Martin Winckler

Denoël

Lunes d'encre
Il est difficile d'être un dieu de Arkadi & Boris Strougatski (Réédition)
Ptah Hotep de Charles Duits (Réédition)

Fleuve Noir

Vamp in love de  Kimberly Raye

Gallimard

Folio SF
L'ensorceleuse de Elizabeth Hand (Réédition)
Le journal d'un ange de Pierre Corbucci (Réédition)
Trois coeurs, trois lions de Poul Anderson (Réédition)

Gallimard Jeunesse
Coeur d'encre - 2 : sang d'encre de Cornelia Funke
Artemis Fowl - 6 : le paradoxe du temps de Eoin Colfer
Folio Junior
Machinations infernales de Philip Reeve (Réédition)

Griffe d'encre

Votre mort nous appartient d'Antoine Lencou

Hachette Jeunesse
Black Moon

Sortilège de Alex Flinn

J'ai Lu

Le cycle des 7 - 2 : the Hollow de Nora Roberts

Le cercle blanc - 2 : la danse des dieux de Nora Roberts (Réédition)
La Symphonie des siècles - 4 : prophecy 2/2 de Elizabeth Haydon (Réédition)
La Communauté du Sud - 1 : quand le danger rôde de Charlaine Harris (Réédition)
La Communauté du Sud - 2 :disparition à Dallas de Charlaine Harris (Réédition) 
L'Epopée de Xylara - 2 : vengeance de Elizabeth Vaughan (Réédition)
Le peuple du tapis de Terry Pratchett (Réédition)


Robert Laffont

Le Chant de la Terre - 2 : la locomotive à vapeur céleste de Michael Coney


Michel Lafon

Le Talisman de Nergal - 2 : le trésor de Salomon d'Hervé Gagnon

Librairie Générale Française

Le Livre de poche
Porteurs d'âmes de Pierre Bordage (Réédition)
L'invité malvenu de Barbara Hambly  (Réédition)
Les Larmes d'Artamon - 2 : le prisonnier de la tour de fer de Sarah Ash  (Réédition)
Malhorne - 4 : la matière des songes de Jérôme Camut (Réédition)
Forteresse de Georges Panchard (Réédition)

Mango
Liberté surveillée de Oisin Mc Gann
Tessa et Lomfor - 2 : dragons et sorciers d'Emmanuel Viau (Réédition grand format)

Mnémos

Djeeb le chanceur de Laurent Guidon
Frankia - 3 de Jean- Luc Marcastel
Les Chronique d'Ervalon - 2 de David Bry

Nathan

Les Enquêtes d'Enola Holmes - 4 : le secret de l'éventail de Nancy Springer

L'apprentie alchimiste - 4 : le trésor sacré des templiers d'Arthur Ténor
Alchimia - 6 : le cauchemar de Terre-Minus d'Eric Sanvoisin

Octobre

Le festin d'Ohmelle - 2 : cidre et marmelade d'Audrey Françaix

Le Petit Caveau

Le mauve empire de V.K .Valev

Plon

Le domaine de Blackwood : chroniques des vampires de Anne Rice

Pocket

La Croisée des chemins - 3 : l'arme des masques de Chris Wooding (Réédition)

Les Royaumes d'épines et d'os - 4 : la dernière reine de Greg Keyes (Réédition)

Les seigneurs des runes de David Farland (Réédition)

Pocket Jeunesse

Le prince des nuages de Christophe Galfard

Le Monde de Droon - 13 : le masque de Maliban de Tony Abbott

Pygmalion

Les Rois-dragons - 1 : le palais adamantin de Stephen Deas

Rageot

Les gardiens du secret - 3 : la vérité en face de Catherine Missonnier

 

Le Rocher Jeunesse

N°6 - 5 de Atsuko Asano

Stock
Contre mes seuls ennemis d'Isabelle Jarry

La Volte

Souriez, vous êtes gérés !, anthologie

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Parutions du mois
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009

Voici un roman qui mêle avec sang et bonheur la mythologie asiatique et le Japon moderne. A travers l'histoire de l'Oni No Shi, l'épée tueuse de démons, Thomas Day écrit une histoire de vengeances, de haines et d'amour aussi parfois, mais juste un peu... Car la tonalité dominante est quand même très rouge, au coeur de la violence.

Nagasaki Oni et Hiroshima Oni sont deux démons nés au centre des cratères issus des deux bombes atomiques. Chacun dirige un clan yakuza. Nagasaki Oni a recueilli, élevé et violé Sadako qui est devenue son esclave, son objet, sa maîtresse et la mère de son démoniaque rejeton. Elle n'est elle-même pas humaine, une sorte de femme-panthère aussi belle qu'inquiétante : "une chimère, une créature de cauchemar, une créature de rêve, le plus beau des monstres ou la plus monstrueuse des beautés féminines ?"

Vous l'aurez donc compris, ce Japon-là n'est pas exactement le nôtre... "le monde n'est pas unique ; il se divise en trois mondes s'interpénétrant et s'enchâssant, contre toute logique géographique, dans la même sphère, celle du réel, la Terre. [...] Il y a trois mondes principaux - celui des démons, celui des hommes et celui des hommes-bêtes, aussi appelés livelins..." Il y est pourtant beaucoup question du Japon d'aujourd'hui et moi qui ne connais rien au syndicat du crime japonais je sais gré à l'auteur d'avoir fourni toutes les explications nécessaires au bon entendement de son histoire, sans pour autant la transformer en pensum.

Nagasaki Oni offre à Sadako l'Oni No Shi pour qu'elle le tue en combat singulier. Elle se retrouvera alors à la tête d'un clan de yakuzas très puissant et capable de l'aider à récupérer son fils détenu par Hiroshima Oni. Les combats vont se multiplier au même rythme que les morts et le sang gicler aussi facilement que dans les films de Tarantino dont se réclame ce livre (et dont je ne suis pas fan, pas du tout). Dynamique comme un manga, provocateur comme un Thomas Day, cette histoire-là n'est pas de tout repos. A l'inverse, les deux récits qui l'encadrent et racontent l'histoire de la fameuse épée, sont beaucoup plus traditionnels et classiques dans leur facture, même si la violence y sévit aussi car il y est encore question de guerre.

Nul doute qu'on peut ressortir choqué de cette lecture-là. Mais enfin, on peut lire autre chose que Thomas Day, on est prévenu... Je trouve très réussi le mélange des deux Japon, des deux styles de l'auteur, entre légende et modernisme. Les scènes de violence et d'affrontements entre les personnages sont efficaces parce que précises, sans "effets spéciaux" mais plutôt tout en chorégraphie, aussi bien verbales que corporelles. Ceci dit, l'auteur a eu le bon goût de ne pas en faire six cents pages (certaines confrontations en auraient même mérité quelques unes de plus), ce qui permet au lecteur d'apprécier sans faire une indigestion d'hémoglobine.

Finalement, voici un livre que j'ai plus apprécié que je ne m'y attendais...

De Thomas Day sur ce blog : La voie du sabre (le Japon aussi), L'instinct de l'équarrisseur, Le trône d'ébène

La maison aux fenêtres de papier, Thomas Day, Gallimard (Folio SF n°331 - inédit), février 2009, 302 pages, 7 €

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 25 mai 2009

Je pourrais écrire le plus court billet de l'histoire de ce blog avec ce livre-là : c'est l'histoire d'une petite fille de neuf ans qui se perd dans les bois. Voilà, c'est tout. 
Je connaissais le sujet avant d'entamer ma lecture, et j'avais vraiment envie de savoir comment le King allait nous mitonner un suspens de plus de  trois cents pages avec si peu de matière. Et j'avais confiance, j'ai déjà succombé au charme... Mais alors là, je me suis ennuyée ferme, au point d'interrompre ma lecture par d'autres livres, de toutes façons, Trisha est perdue, on la retrouve là où on l'a laissée...
Trisha a faim, Trisha a froid, Trisha a peur... Elle a la diarrhée, elle se sent observée, elle s'encourage en pensant à son idole, le joueur de base-ball Tom Gordon. Elle rencontre bien quelques bêtes bizarrement éviscérées et des arbres saccagés par une force certainement inhumaine, mais ça ne suffit pas à faire monter l'angoisse, c'est l'ennui qui pointe et me voilà bien déçue.

Bon finalement, ce billet est certainement le plus court jamais écrit ici....

Stephen King (1999) traduit de l'anglais par François Lasquin, Albin Michel, 2000, 331 pages, 19.10 €

Par Sandrine Brugot Maillard - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Mes Imaginaires
  • mesimaginaires
  • : fantastique fantasy science-fiction Littérature
  • : Bibliothécaire, chroniqueuse littéraire, formatrice et organisatrice de manifestations autour des littératures de l'Imaginaire, je vous souhaite de trouver sur ce blog ce que vous cherchez. Pour me contacter, cliquez sur le lien "Contact" tout en bas de cette page

  • Flux RSS des articles

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus